Au Moyen-Âge, l'ergotisme* est alors connu sous les
noms de Feu de Saint‑Antoine, Peste de Feu ou Mal des
Ardents.
Les malades souffrant de ce fléau croyaient être
dévorés de l’intérieur par les flammes de l’Enfer.
Le seigle étant la matière première dans la production de pain, on
compte nombre d’épidémies notables dès le IXe
siècle en Europe,
où des villages entiers sombraient dans des délires collectifs
destructeurs suite à la consommation de pain de seigle contaminé.
L’ergot de seigle serait à l’origine des cas de
sorcellerie ou de possessions démoniaque.
*Maladie résultant d’une intoxication à l’ergot de seigle, champignon parasite
provoquant convulsions, gangrène et effets hallucinogènes proche du LSD.
BIENVENUE À
SAINT-ANTOINE !
Autrefois pieux et prospère, ce village est désormais
dévasté par le Mal des Ardents et rongé par quatre
fléaux : la Malepeste, la Guerre, la Famine et la Folie.
Les villageois devenus fous se divisent en deux dévotions:
les Fidèles, priant pour sauver ce qui peut l’être, et les
Possédés, agissant sournoisement et dans l’ombre du
Diable pour faire basculer le village dans le chaos.
Chaque dimanche, sous l'autorité d'un nouveau Juge,
le Conseil du village se réunit pour porter une offrande
aux Cieux en envoyant prier sans relâche trois villageois,
durant trois jours et trois nuits sans sommeil.
Et chaque soir du Seigneur, les Fléaux reculent ou avancent,
repoussés par les prières des Fidèles ou renforcés par celles
des Possédés, pour la rédemption ou pour la fin !